Le monde bouge aujourd’hui à un rythme effréné. En effet, les innovations technologiques se succèdent au point que celles produites durant les 50 dernières années, dépassent en nombre toutes les découvertes que l’humanité a réalisées depuis l’ère préhistorique. La révolution technologique, née au milieu du XIXe siècle, se poursuit aujourd’hui en ponctuant son parcours par des ruptures historiques qui modifient fondamentalement les systèmes de valeurs et les processus d’organisation et de production. En outre les positions jadis considérées comme acquises sont maintenant sans cesse remises en cause. De nouveaux acteurs font leur entrée sur la scène économique internationale en modifiant les rôles sur le podium géopolitique. La compétition des nations et des entreprises bat son plein.
Ce vaste et permanent mouvement de restructuration, qui fait écho à cette autre compétition biologique ayant fait survivre au fil des âges, les espèces intelligentes et habiles qui auront su développer des stratégies de survie et d’adaptation à un environnement en mutation constante, n’augure t-il pas déjà la disparition de certaines nations, notamment celles qui inaptes et peu préparées à la compétition ?
Dans cette perspective, les pays comme d’ailleurs les entreprises s’organisent aujourd’hui pour faire face à cette compétition généralisée, avec pour ambition l’amélioration de leur espace de vie et de travail et la consolidation de leur position dans le concert des nations. Partout dans le monde, les stratégies de combat se mettent en place et reposent sur le rôle primordial du savoir, considérés dans la société de la connaissance comme un élément stratégique.
Tout ceci met fortement en exergue la relation étroite désormais entre le savoir et la capacité de s’insérer dans la vie. Il s’agit là d’un enjeu majeur pour la jeunesse, dans un environnement où bien souvent, les connaissances acquises dans nos universités ont du mal à trouver prise dans le marché du travail.
Il est clair que le secteur public n’est plus le centre de gravité de l’activité économique. La capacité des institutions d’enseignement supérieur à lier leurs enseignements aux exigences du secteur privé créateurs d’emplois pour faciliter l’insertion professionnelle des diplômés devient un indicateur de performance pertinent.
Pour cette raison, fidèle à sa tradition, l’Ecole Polytechnique se met à l’écoute de la société en offrant toute une nouvelle palette de formations certifiantes et à forte valeur ajoutée dans l’objectif de permettre aux jeunes ayant reçu des cursus de formation peu adaptées à l’environnement de l’emploi de compléter leur formation par des modules à caractère professionnel dans des domaines particulièrement demandées par les entreprises. La reconnaissance comme centre IT MICROSOFT est un label très convoité qui lui confère la légitimité et la capacité de délivrer des formations certifiantes dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et en gestion des projets.
Ma position en tant que Directeur de l’Ecole est sans équivoque : nous allons nous engager dans cette voie avec courage et abnégation. C’est par ce genre d’actions que nous pourrons contribuer de façon visible et significative à l’amélioration du cadre de vie de nos concitoyens et mériter la place d’élite qui est la nôtre dans le sérail de l’enseignement supérieur national.